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Zimbabwe, Église et État signent un accord pour la traduction de la Constitution

mercredi 27 décembre 2017

Le 18 décembre, l’État du Zimbabwe a signé avec la Conférence épiscopale un accord pour la traduction de la Constitution de l’anglais aux langues locales.
D’après Urbi & Orbi Africa, 22 décembre 2017.

« L’aide des évêques en ce qui concerne la traduction du texte constitutionnel en quatre langues est quelque chose dont nous sommes très reconnaissants. En effet, cela contribuera de manière notable à promouvoir la connaissance publique de la Constitution », a commenté le ministre de la Justice du Zimbabwe Ziyambi Ziyambi après la signature, lundi 18 décembre, d’un accord ad doc entre le gouvernement et l’Église pour la traduction de la Constitution en quatre langues locales.

« Ce partenariat souligne l’importance de l’Église pour le Gouvernement du pays, comme en ce cas où l’Église assiste le Gouvernement dans une mission à laquelle il est constitutionnellement tenu La section 7 de la Constitution du Zimbabwe stipule que « doivent être réalisées des traductions dans l’ensemble des langues officiellement reconnues, du texte constitutionnel, a également précisé le garde des sceaux. Mais cela n’a pour l’heure pas eu lieu. Tous devraient être conscients des dispositions constitutionnelles, en particulier du chapitre IV relatif aux droits fondamentaux. »

Rapports entre l’Église et l’État
Les rapports entre l’Église catholique du Zimbabwe et l’État ont été assez tendus ces dernières années. L’ancien président zimbabwéen, Robert Mugabe, s’en prenait, en effet, régulièrement à l’Église catholique qu’il accusait d’être à la solde de l’Occident.

L’ancien archevêque de Bulawayo (1998 à 2007), Mgr Pius Ncube, l’une des cibles favorites des invectives de Mugabe, s’opposait fermement au vieux président : « L’Église a un rôle prophétique pour dire la vérité quand plus personne n’ose le faire, disait-il. J’accepte cela, même si je dois le payer de ma vie », soulignait l’évêque.
Pourtant, le président Mugabe se disait catholique et comptait même parmi ses amis, le P. Fidelis Mukonori, prêtre jésuite, qui est également l’un des commissaires constitutionnels qui ont proposé la Constitution du pays adoptée en 1980 et modifiée 17 fois depuis cette date.
Le prêtre jésuite a, par ailleurs, été l’un des médiateurs dans les négociations de la crise zimbabwéenne de novembre 2017 qui a abouti à la démission de Robert Mugabe après 37 ans passés au pouvoir.

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