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TOGO. Protestations contre la réélection du président Gnassingbé

mercredi 13 septembre 2017

Des milliers de manifestants vêtus de rouge, d’orange et de rose — les couleurs des partis d’opposition du Togo — le 7 septembre, ont traversé les rues de la capitale, Lomé, protestant contre le président Faure Gnassingbé.

Lors d’une précédente élection,
vote du président du Togo, M. Faure Gnassingbé.


« Nous allons marcher de nouveau demain. Faure devrait nous parler des conditions de son départ. Le projet de loi sur les mandats arrive trop tard », a déclaré Jean-Pierre Fabre, responsable du principal parti d’opposition de l’ANC.
Logo du principal parti d’opposition, dirigé par M. Jean-Pierre Fabre, L’Alliance Nationale pour le Changement.

Il a appelé à la démission immédiate du président Faure Gnassingbé, rejetant une action du gouvernement pour introduire des modifications dans la Constitution alors que les protestations gagnaient de l’élan.
Les manifestations ont été organisées par une coalition de partis d’opposition et d’organisations de la société civile.
Un jour avant la manifestation, la connexion à Internet a été interdite, mais les images non confirmées des manifestations ont été publiées en ligne montrant des milliers de personnes marchant dans les rues de la capitale Lomé, dans les villes du nord de Bafilo et de Tchamba, parmi d’autres villes.

Manifestation à Lomé, capitale du Togo.


Selon l’activiste togolaise Farida Nabourema qui tweet depuis le Ghana voisin, certains Togolais se rendent à la frontière où les réseaux de télécommunication du Ghana sont accessibles pour transmettre des mises à jour de la manifestation en ligne.
Le gouvernement togolais a adopté un projet de loi visant à ramener les limites du mandat, a annoncé le gouvernement dans un communiqué.
Le président Gnassingbé a dirigé le pays d’Afrique de l’Ouest depuis la mort de son père en 2005 après 38 ans au pouvoir.
Le regretté président Gnassingbé Eyadema a adopté une loi en 1992 limitant le pouvoir du président à deux mandats, pour abroger cette loi une décennie plus tard.
Cependant, contrairement aux marches d’août au cours desquelles au moins deux manifestants ont été tués par les forces de sécurité, il n’y a eu aucun cas de violence déclarée.

D’après Catholic Information Service for Africa, 11 septembre 2017

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