Association de soutien à l’Église catholique en Afrique

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Soutenir les communautés chrétiennes en Afrique

mercredi 29 novembre 2017

Chaque année, l’association Aide aux Églises d’Afrique reçoit des dizaines de demandes de soutien pour aider les communautés chrétiennes d’Afrique à aller de l’avant dans l’annonce de l’Évangile.
Beaucoup de ces demandes concernent la formation des catéchistes. D’autres, nombreuses aussi, font appel à la générosité des donateurs pour leur donner des moyens de se déplacer et accomplir ainsi leur mission. Enfin, pour ne pas rester à l’arrière du monde moderne, les communautés chrétiennes veulent s’équiper de moyens modernes de communication et demandent une aide pour s’équiper en matériel informatique ou en matériel audiovisuel.


Voici quelques-unes de ces demandes arrivées au bureau d’Aide aux Églises d’Afrique : à l’approche des fêtes de Noël, c’est peut-être l’occasion de faire un geste – un cadeau – à des femmes et des hommes qui ont besoin de notre soutien.

Formation des Communautés ecclésiales de base (CEB)
Une Communauté ecclésiale de base rassemble plusieurs familles d’un même quartier. Elles se retrouvent, la plupart du temps, dans l’une ou l’autre propriété, comme ici, sous les manguiers !

L’abbé Emmanuel Dembele est curé de la paroisse cathédrale Notre-Dame de Lourdes, à San, au Mali. La paroisse compte 30 communautés chrétiennes. Les communautés ecclésiales de base naissantes sont issues de 2 de ces communautés villageoises : le travail reste entier pour les 28 autres.
L’abbé Emmanuel veut lancer un grand programme de formation des chrétiens pour les inviter à affermir les communautés ecclésiales de base existantes et en lancer de nouvelles dans les 28 autres villages. Cette formation portera sur l’importance de la Parole de Dieu dans la vie de chaque jour et elle initiera les chrétiens aux techniques du partage d’Évangile.
Mgr Jean-Gabriel Diarra, évêque du diocèse de San, soutient pleinement l’initiative : « La mise en œuvre effective des CEB dans le diocèse est une de mes préoccupation pastorale. Les CEB sont des lieux où se vit la communion fraternelle à la base et où les chrétiens se retrouvent autour de la Parole de Dieu pour nourrir leur foi. »


Du matériel informatique et audiovisuel pour éduquer la jeunesse
L’abbé Some (de dos, en soutane blanche), est venu assister à un match de football entre les jeunes de sa paroisse.

Il y a quelques mois, seulement, le P. Firmin Some quittait le Burkina Faso pour partir en mission au Togo. Il nous disait sa peine et son angoisse d’ « abandonner » sa paroisse pour partir à l’« aventure » dans un pays qu’il ne connaissait pas !
En quelques mois, il a été adopté par la nouvelle communauté chrétienne dont il a la charge, celle de la paroisse Sainte-Odile de Bogou, dans le nord du Togo. Il nous écrit : « La paroisse Sainte-Odile de Bogou fait partie du diocèse de Dapaong. Elle compte plus de 8000 baptisés et au moins 6000 catéchumènes répartis dans 22 communautés chrétiennes situées, pour la plupart dans les montagnes.
Mgr Dominique Guigbile, notre évêque, a voulu dédier l’année pastorale 2017-2018 à la jeunesse du diocèse. Le thème choisi s’intitule ainsi : « L’Église à l’écoute des jeunes et les jeunes au service de l’Église ».
Notre équipe pastorale a réfléchi à la manière de redynamiser les jeunes de notre paroisse, jeunes souvent laissés à eux-mêmes. Chez les jeunes filles, beaucoup se prostituent pour subvenir à leur besoin.
Au regard de tout cela, nous voulons relever le défi en proposant aux jeunes des formations, des films-débats pour les sortir des maquis
[bars locaux] et des vidéos-club.
C’est la raison pour laquelle nous demandons cette aide pour acheter du matériel audio-visuel qui nous permettra de les rassembler chaque weekend.
Conscients que la formation religieuse et éducative est une base solide et sûre pour la relève de l’Église de demain, nous venons frapper à votre porte pour solliciter une aide financière pour acheter ce matériel.
 »

Quelques-unes des activités proposées aux jeunes :
la construction d’une grotte mariale (au-dessus)
après l’effort, le réconfort : grand moment de danse sur le terrain de la mission !



Session de formation sur l’œcuménisme et le dialogue interreligieux
Un groupe de religieux et de religieuses lors d’une formation aux Facultés africaines Bakhita.

Dans le diocèse de Butembo-Beni, situé dans l’est de la RD Congo, à la frontière avec l’Ouganda, l’abbé Jean-Pierre Thasiho Mahiniro est recteur des Facultés africaines Bakhita, fondées en 2002 par l’Assemblée des supérieurs majeurs (ASUMA) et par l’Union des Supérieures majeures (USUMA) du diocèse afin de « doter les religieuses et les religieux – mais aussi les laïcs – d’une formation de qualité avec, comme implication, le témoignage chrétien dans le milieu religieux et chrétien, dans l’enseignement secondaire et dans l’encadrement des populations victimes de divers traumatismes. »
L’abbé Jean-Pierre relève plusieurs des défis à relever : « l’éthique sociale, le Sida, la pratique des vœux de religion, la responsabilité humaine, chrétienne et religieuse dans un pays victime de plusieurs guerres et les relations de l’Église catholique avec les mouvements religieux dans le contexte de l’œcuménisme, et celles avec l’islam dans le contexte du dialogue avec les religions non-chrétiennes. »
Face à ces défis, l’abbé Mahiniro affirme que ce sont « tous les agents pastoraux du diocèse de Butembo-Beni qui devraient pouvoir bénéficier de la formation permanente et continue que proposent les Facultés africaines Bakhita ! »
C’est la raison pour laquelle il sollicite un soutien pour organiser une session de formation ouverte au plus grand nombre dans la semaine de Pâques 2018. Il demande un soutien financier pour la tenue de cette session importante pour la vie de la communauté chrétienne du diocèse de Butembo-Beni.


Une moto pour Sœur Caroline Bacia !
«  Le manque de moyen de transport rend le travail pastoral des Sœurs tout à fait inefficace ! », assure Sr. Caroline, qui poursuit : « Cependant, notre passion pour soutenir les plus vulnérables, psychologiquement, spirituellement et moralement est la clef véritable dans notre société. »
Sr Caroline Bacia est membre de l’institut des Petites Sœurs de Marie-Immaculée de Gulu, et vit, avec sa communauté religieuse dans la paroisse d’Uleppi située dans l’ouest de l’Ouganda. Sr Caroline définit ainsi la mission de sa communauté : « L’établissement de notre communauté dans cette paroisse s’est fait dans l’esprit de notre fondateur [Mgr Angelo Negri, missionnaire combonien] qui était très attaché à soutenir les personnes vulnérables. Depuis lors, les Sœurs sont impliquées dans l’éducation scolaire, dans les Centres de santé et, surtout, œuvrent auprès des personnes (femmes, enfants, jeunes, anciens, handicapés) qui ont le plus besoin. »

Une des nombreuses activités de Sr Caroline : chanter avec les chorales dans les villages.

Sr Bacia décrit la situation actuelle : « Notre travail implique des déplacements fréquents que nous faisons, la plupart du temps en bodaboda [mototaxi] avec tous les risques associés à ce genre de transport, comme les accidents ou d’autres "calamités". Ainsi, les personnes les plus vulnérables de notre société ne peuvent pas avoir accès à notre aide quand elles ont besoin. C’est la raison qui nous a poussées à nous adresser à vous pour nous aider à acheter une moto : elle nous aidera à atteindre les personnes en difficulté et leur rendre les services dont elles ont besoin, cela de manière plus sûre. »


Forage d’un puits sur un site de pèlerinage
Une croix est plantée par les villageois sur l’emplacement du site marial.

L’abbé Franklin Lodja Rokaoal est curé de la paroisse Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus, à Koumra, dans le sud du Tchad. La région est relativement fertile, parce qu’elle se trouve sur la boucle d’un ancien fleuve, aujourd’hui disparu, mais, comme le souligne l’abbé franklin, « beaucoup d’éleveurs viennent s’y implanter, fuyant le Nord aride à la recherche de pâturage. Cette situation nouvelle crée des conflits sanglants opposant agriculteurs et éleveurs ».
Pour faire face à cette crise, la paroisse a organisé « un comité de Justice et Paix pour prévenir les conflits et apporter une médiation ».
Sur le plan pastoral, trois prêtres, tous Tchadiens, exercent dans la paroisse qui compte 12 communautés dont 10 réparties dans des zones rurales difficiles d’accès. Plus de 600 catéchumènes se préparent au baptême.
La paroisse est aussi responsable d’un centre de pèlerinage marial dans un petit village, appelé Mari, qui « est vite devenu le Village de Marie ! L’abbé Franklin le définit comme « un véritable lieu d’évangélisation et de rencontre avec la Vierge, qui a accueilli plus de 8 000 pèlerins sur une année : pour les chrétiens, aller à Mari, c’est renouer avec l’Église à travers les sacrements qu’ils reçoivent ». Les conférences spirituelles qui y sont données attirent chrétiens et non-chrétiens.
L’abbé Rokaoal et ses confrères veulent améliorer le site de pèlerinage : deux hectares de terre ont été achetés pour accueillir les pèlerins, mais il déplore surtout un grave problème : celui de l’eau potable : « Le village ne compte qu’un seul forage d’eau potable qui ne suffit pas pour tout le monde. Certains pèlerins sont obligés d’aller dans les villages voisins pour chercher de l’eau potable. Ce manque d’eau potable constitue un véritable risque de maladies. C’est pourquoi nous venons auprès de vous pour solliciter votre aide pour la réalisation d’un forage qui servira à alimenter le village et les pèlerins et à arroser les jeunes arbustes pour le reboisement du site.

Un large groupe de pèlerins a pris place sur le terrain, pour prier la Vierge.<:i>



Former les enseignants des écoles catholiques
Sœur Fabiana Leitgeber est d’origine polonaise. Elle travaille depuis de nombreuses années dans le diocèse de Doume – Abong-Mbang, dans l’est du Cameroun, où elle est responsable des projets pour le diocèse et conseillère, avec une autre Sœur, dans deux écoles catholiques. Elle présente, au nom du Secrétariat diocésain à l’Éducation, un projet de formation des instituteurs et institutrices des écoles catholiques qui enseignent le catéchisme.
Un groupe d’enseignants participe à l’une des premières formations.

Mgr Jan Ozga, évêque du diocèse de Doume – Abong-Mbang soutient fermement ce projet : « Personnellement, je suis très favorable à ce projet parce que nos écoles catholiques (maternelles et primaires, ainsi que les collèges) sont des lieux d’évangélisation de la nouvelle génération au Cameroun. Les élèves, mais surtout les enseignants ont grand besoin d’une formation intégrale solide et vraie. »
Sr Fabiana lance un cri d’alarme : « Nous sommes très inquiets de la situation morale et éthique qui touchent nos enseignants : l’ignorance d’une partie de la population, une mauvaise éducation de base dans les écoles publiques, dans les hôpitaux, un manque d’éducation donnée à la maison, tout cela nous pousse à réagir. […] Depuis trois années, nous luttons contre une éthique et une morale qui ont vraiment baissé dans la région. Nous avons organisé des sessions E.V.A. (Éducation à la vie et à l’amour).
L’année dernière, nous avons réunis les enseignants de Doume pour leur donner une solide formation. À présent, nous voulons étendre cette formation aux 5 zones pastorales du diocèse : Doume, mais aussi Abong-Mbang, Nguelemendouka, Lomie et Messamena, situées en milieu rural.
Nous venons vers vous pour nous aider à organiser ces sessions.
 »

Si vous souhaitez soutenir l’un ou l’autre de ces projets ou encore un de ceux qui nous ont été présentés, envoyez votre don (chèque à l’ordre de : Aide aux Églises d’Afrique) à l’adresse suivante :

Aide aux Églises d’Afrique
5 rue Monsieur
75007 – PARIS

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