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Ouganda. Fin de l’épidémie de fièvre de Marburg apparue à la mi-octobre

lundi 11 décembre 2017

L’OMS a annoncé, le 7 décembre 2017, la fin de l’épidémie de fièvre hémorragique de Marburg qui a frappé l’est de l’Ouganda, à la frontière avec le Kenya. Trois personnes sont mortes après avoir contracté cette maladie infectieuse qui, en 2012, avait déjà tué 15 personnes sur 26 cas recensés alors dans le pays.
d’après @GeopolisAfrique, 8 décembre 2017

Les principaux vecteurs du virus de Marburg : le petit singe vert d’Afrique (au dessus) et la roussette, grande chauve-souris mangeuse de fruits (en dessous).

Il s’agit de la cinquième flambée épidémique à virus de Marburg en Ouganda en dix ans. Trois personnes atteintes par le virus ont trouvé la mort ayant pu être infectées dans les centres de santé et lors de cérémonies funéraires traditionnelles dans le district de Kween, où la population avait été appelée à la « vigilance ». Cette flambée épidémique avait été confirmée le 17 octobre 2017 par les autorités ougandaises.

« Le ministère de la Santé [...] a déclaré que l’épidémie avait été endiguée après que les contacts du dernier patient confirmé ont été suivis pendant 21 jours (pour tenir compte de la période d’incubation) + 21 jours supplémentaires de surveillance intensive », a expliqué, le 7 décembre, l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
« L’Ouganda a fourni une réponse exemplaire. Les autorités sanitaires et les partenaires, avec le soutien de l’OMS, ont pu détecter et contrôler la propagation de la maladie à virus de Marburg en quelques semaines », a déclaré le Dr Matshidiso Moeti, directeur régional de l’OMS pour l’Afrique.

Le virus a fait 15 morts en 2012
La maladie à virus de Marburg est une maladie émergente très virulente à tendance épidémique associée à des taux de létalité élevés (23% à 90%). Le virus se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus de personnes ou d’animaux sauvages infectés (singes et roussettes, par exemple), selon l’organisation onusienne. Il est de la même famille que celui d’Ebola.

En octobre 2012, une épidémie de cette fièvre avait déjà frappé l’Ouganda faisant 15 morts. Ailleurs, des flambées et des cas sporadiques ont été signalés en Angola, en République démocratique du Congo (RD Congo), au Kenya et en Afrique du Sud (chez une personne ayant voyagé peu avant au Zimbabwe).

Les premières flambées, en Allemagne et en ex-Yougoslavie en 1967, ont été associées à des laboratoires travaillant sur des singes verts africains (Cercopithecus aethiops) importés d’Ouganda.

Les personnes contaminées par le virus de Marburg sont rapidement sujets à une forte fièvre, suivie de diarrhées, vomissements et hémorragies sévères. Il n’existe actuellement aucun traitement ni vaccin, même si des essais cliniques sont actuellement en cours.

D’énormes pustules et cloques
sur le bras d’une personne infectée par le virus de Marburg.

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