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Les trois plus importants camps de réfugiés se trouvent en Afrique

mercredi 6 septembre 2017

Tous les 20 juin, est célébrée la Journée mondiale des Réfugiés. En 2017, 65,6 millions de personnes vivaient loin de leur foyer. Dont plus de 400 000 au Kenya qui accueille 2 des 3 plus grands camps de réfugiés dans le classement mondial.

À l’occasion de la Journée mondiale des Réfugiés, le 20 juin 2017, leur nombre total a battu un nouveau record historique : 22,5 millions de personnes ont été contraintes à l’exil suite à la guerre et à la violence, selon un rapport publié par le Haut-Commissariat des Nations-unies aux Réfugiés (UNHCR). Au final, le nombre de personnes déplacées – y compris dans leur propre pays – atteint le chiffre inédit de 65,6 millions. Et l’Afrique – le Kenya en particulier – truste les trois premières places du classement mondial des pays hôtes.

DAADAB (Kenya)
Comptant 245 126 personnes, le camp de Dadaab, au Kenya, est « le plus grand camp de réfugiés au monde ». Situé près de la frontière somalienne, Dadaab est un gigantesque complexe formé de trois camps : Hagadera, Dagahaley et Ifo. Il est composé, en grande majorité, par des Somaliens, dont les premiers sont arrivés depuis… 1991, au moment où la guerre civile a éclaté suite à la chute de Siyad Barré en Somalie.
Alors qu’une menace de fermeture planait sur ce camp hors norme, la justice kényane a interdit aux autorités, en février dernier, de procéder au rapatriement des Somaliens, ce qui a été considéré comme « un acte de persécution ».
Le gouvernement kényan a néanmoins exprimé son intention de faire appel de ce jugement sous prétexte d’éviter que le camp ne se transforme en base arrière pour le groupe terroriste Al Shebab, qui a perpétré des attentats sur le sol kényan.

Distribution de nourriture dans le camp de Daadab.



DOLLO ADO
(Éthiopie)

Le second plus grand camp de réfugiés se trouve au sud de l’Éthiopie, à Dollo Ado, à la frontière de ce pays avec la Somalie. Selon le rapport de l’UNHCR, 212 023 personnes continuent à y vivre depuis 2011.
Rassemblant 5 camps, ce méga-complexe est composé en grande partie de Somaliens, même si des Sud-Soudanais et des Érythréens fuyant la violence dans leurs pays ont afflué en nombre ces trois dernières années.
Les conditions de (sur)vie sont « alarmantes », selon les termes de l’UNHCR : 10 enfants y meurent en moyenne chaque jour, faute d’hygiène et de soins. Et ce, en dépit de la mise en place conjointe entre les autorités éthiopiennes et l’UNHCR d’un plan d’urgence de santé publique, comprenant des programmes de nutrition, d’assainissement des eaux et de vaccinations massives.

Des enfants livrés à eux-mêmes dans le camp de Dollo Ado.



KAKUMA (Kenya)
Créé en 1992, le camp de Kakuma sert de refuge à quelque 160 000 personnes, dont 100 000 proviennent de Soudan du Sud et 55 000, de Somalie.
Selon l’UNHCR, les conditions à Kakuma sont « particulièrement dures ». « La dénutrition est généralisée dans tout le campement, notamment chez les plus jeunes », avance l’agence des Nations-unies.
Une lueur d’espoir tout de même : les programmes éducatifs mis en place à Kakuma ont permis aux élèves participants de décrocher des notes supérieures à la moyenne nationale kényane !

Les jeunes sont une population à risque
dans les camps de réfugiés.
L’éducation est l’un des moyens principaux
pour les sortir de la violence et de l’isolement.



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