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En Centrafrique, déclaration de la Commission épiscopale Justice et Paix à propos de l’évolution de la situation dans le pays

mercredi 28 juin 2017

Plus de 5000 dossiers relatifs aux violences commises en République centrafricaine, de 2014 à ce jour, seront présentés devant la Cour pénale spéciale pour la Centrafrique par la Commission épiscopale Justice & Paix.
Daprès l’Agence Fides.

Le P. Frédéric Nakombo



« Nous avons préparé 5.285 dossiers qui seront présentés à cette instance judiciaire » a affirmé le P. Fréderic Nakombo, Secrétaire général de la Commission épiscopale Justice & Paix, qui a ajouté que l’organisme de l’Église catholique a créé un réseau afin de défendre les victimes qui se sont enregistrées à cette fin.


Les étudiants de Centrafrique ont soif de paix.



La Commission épiscopale Justice & Paix est l’un des différents organismes de la société civile qui ont annoncé avoir rempli des dossiers relatifs aux crimes commis dans le pays afin de les présenter à la Cour pénale spéciale, organisme créé sous l’égide de l’ONU afin d’enquêter et de juger les délits commis dans le pays de 2003 à 2015. Les organisations de la société civile demandent à ce que le mandat de la Cour en question soit étendue jusqu’à 2017, attendu que différentes zones de la République centrafricaine vivent encore dans l’insécurité.
Faire en sorte que les crimes graves commis par les divers groupes armés qui ravagent le pays ne demeurent pas impunis constitue l’une des requêtes de la Plateforme des Confessions religieuses pour la Paix et la Cohésion sociale. Selon l’imam Oumar Kobine Layama, les auteurs des crimes sont connus de tous. Il n’est donc pas possible de les amnistier pour « éviter que la Centrafrique ne s’enfonce de nouveau dans le cycle de la haine et de la vengeance ».

Les initiateurs de la Plateforme des Confessions religieuses de Centrafrique (de g. à dr.) :
le Pasteur Nicolas Guerekoyame-Gbangou, l’Imam Oumar Kobine Layama
et le Cardinal Dieudonné Nzapalainga.



Son Éminence le Cardinal Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, dans une déclaration faite au quotidien La Croix, a critiqué l’accord signé le 19 juin à Rome en soulignant que « le texte tel qu’il a été publié est une porte ouverte vers l’impunité pour les auteurs des violences ».

En attendant la fin des combats et de l’insécurité,
nombreux sont celles et ceux qui prennent le chemin de l’exil.


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