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Centrafrique. Le cardinal Nzapalainga appelle à l’unité religieuse pour mettre fin à la violence

mercredi 13 septembre 2017

Le cardinal Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui a appelé les musulmans et les chrétiens à travailler ensemble pour la paix.

(de g. à dr.)
L’imam Oumar Kobine Layama, le pasteur Guerekoyame Gbangou
et le cardinal Dieudonné Nzapalainga,
les trois artisans de la paix en Centrafrique,
co-fondateurs de la Plateforme de Paix Inter-religieuse de Centrafrique.


« Notre objectif est d’avoir une Afrique centrale unie, où les chrétiens et les musulmans vivent en paix », a déclaré le cardinal Nzapalainga le 6 septembre lors du lancement de la Plateforme de Confessions religieuses d’Afrique centrale (CARCP).

Un milicien anti-balaka, arme au poing, exhibe ses nombreuses amulettes sensées le préserver des balles de l’ennemi !

« Nous avons toujours refusé de dire que les anti-Balakas sont des chrétiens. Ce sont des tueurs, un point c’est tout ! C’est pourquoi nous avons créé la plate-forme pour affirmer l’unité de nos religions », a-t-il ajouté.
S’exprimant lors de la même occasion, l’imam Oumar Kobine Layama a déclaré qu’il était important que le pays se concentre davantage sur ce qui unit la nation présentement et à l’avenir pour éviter d’autres effusions de sang.

« Il est de notre devoir de donner de l’importance à ce qui nous unit et non à ce qui nous divise », a déclaré l’imam Kobine.
Il a noté qu’ils peuvent contribuer à « désarmer les cœurs », mais l’intervention de la communauté internationale est nécessaire pour assurer une sécurité encore précaire.
80 % des 4,6 millions de personnes en RCA sont des chrétiens (1/2 catholiques et 1/2 protestants) et 20 % étant des musulmans.
La Centrafrique a été entraînée dans une guerre entre les milices musulmane et chrétienne en 2013, conflit qui s’est aggravé lorsque le président François Bozize, un chrétien, a été renversé par une coalition de groupes rebelles à majorité musulmane appelée Séléka.

Malgré la violence qui sévit encore un peu partout dans le pays, les Centrafricains ont soif de paix, comme en témoigne cette peinture murale, rapprochant main dans la main un musulman et un chrétien.

Les groupes des deux côtés luttent maintenant pour le contrôle des ressources naturelles, y compris l’or et les diamants, ainsi que pour l’influence régionale après un conflit qui a vu un demi-million de personnes fuir le pays de 4,5 millions.
Ces dernières semaines, au moins 60 personnes ont été tuées – y compris au moins six travailleurs humanitaires d’une branche locale de la Croix-Rouge – dans les combats entre groupes armés à Ngaoundaye et Batangafo au nord, Kaga-Bandoro au centre et Alindao et Gambo au sud, a rapporté l’AFP.

UN JEUNE DE CENTRAFRIQUE ADRESSE UNE PRIÈRE SILENCIEUSE À DIEU !


D’après Catholic Information Service for Africa, 11 septembre 2017

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