Association de soutien à l’Église catholique en Afrique

Accueil > Informations, actualités

CÔTE D’IVOIRE. Marie-Josée Ta Lou, sprinteuse et croyante

mercredi 4 octobre 2017

Marie Josée Ta Lou est une sprinteuse originaire de la Côte d’Ivoire. Elle a décroché, en août, la médaille d’argent du 100 m et celle du 200 m au championnat mondial d’athlétisme de Londres. Elle parle de sa vie de foi et de prière. Marie-Josée Ta Lou, très détendue, est en pleine conversation téléphonique. Le quartier de la Riviera Palmeraie, où elle réside, est très calme à cette heure de la journée et seul son rire joyeux vient troubler le bruit des arbres.


D’après un article d’Urbi & Orbi Africa, 26 septembre 2017

Marie Josée Ta lou, en plein effort,
lors des championnats du monde d’athlétisme à Londres, en 2017.

Dieu a toujours été au centre
de ma carrière sportive »

« Dieu a toujours été au centre de ma carrière sportive. Il ne m’a jamais abandonné. Tout est fait avec Dieu ! », annonce Marie-Josée Ta Lou. Elle a 28 ans et elle est originaire de la ville de Zuénoula, dans le centre-ouest de la Côte d’Ivoire. Elle a surpris tout le monde les 5 et 8 août, à Londres, en décrochant la médaille d’argent dans les épreuves du 100 m et du 200 m.
L’athlète ivoirienne issue d’une famille catholique pratiquante, ancienne Guide, assiste régulièrement aux messes. Après son triomphe au championnat du monde d’athlétisme, elle s’est même accordée quelques jours de retraite spirituelle dans une communauté religieuse : « Le titre que j’ai obtenu à Londres est une grâce de Dieu  », estime-t-elle. Son entraîneur qui la suit depuis quatre saisons, Anthony Koffi, raconte : « Depuis deux ans, quand elle vient à l’entraînement, elle écoute de la musique religieuse dans son portable. Dans ses faits et gestes, on voit une foi et abandon total à Dieu.  »
La championne ivoirienne est consciente d’avoir un rôle à jouer auprès de la jeunesse. «  J’ai connu des moments difficiles dans ma vie mais j’ai toujours cru en mes potentialités, je demande aux jeunes de redoubler d’efforts et de persévérer dans la prière  », conseille-t-elle.

L’objectif de tout sportif de haut niveau : travailler dur pour arriver en tête !

C’est à force de travailler et de prier
qu’on acquiert le titre mondial

« Avant et après toute compétition, je me donne un temps de prière  », ajoute-t-elle avant d’insister sur le rôle de la foi dans sa carrière : « À Londres, j’ai récité une prière avant la compétition. » L’athlète raconte également qu’elle a affronté l’épreuve mondiale sans trop de pression puisqu’elle ne faisait pas partie des favorites. « Sur le papier, mes concurrentes étaient bien supérieures à moi  », reconnait-elle, « mais c’est à force de travailler et de prier qu’on acquiert le titre mondial.  »
Revenant sur ses débuts, l’Ivoirienne confie qu’elle a commencé par le football : « J’étais encore toute petite lorsque j’ai commencé à jouer au football  », sourit-elle. « Quand mon frère a constaté que je pratiquais ce sport, il s’est opposé car il estimait que ce n’est pas un sport de femme. Il ne voulait pas que je devienne un petit garçon manqué. C’est de là qu’est partie mon histoire avec la course à pied ! »

Après les efforts intenses, les honneurs !
Auréolée de ses exploits et médailles autour du cou... du président pour la photo,
Marie-Josée Ta Lou est reçue par M. Alassane Ouattara, le président de la Côte d’Ivoire.

Nous contacter | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0